Samsung GALAXY S5

Le Samsung Galaxy S5 lancé à Abidjan, mais pour qui ?

L’un des freins de la “digitalisation” de l’Afrique, reste le cout d’acquisition des appareils par les africains. Des marques telles que Samsung et ces concurrents venus principalement d’Asie travaillent tout de même à offrir des appareils correspondants aux bourses des populations de ce continent.

Mais quand vient le moment du lancement d’un appareil tel que le Samsung Galaxy S5, dans un pays Africain, peut-on attendre des africains qu’ils fassent de longs rangs, commencés la veille de la cérémonie, dans le but de faire partie des premiers à posséder ce fameux smartphone ?

Samsung GALAXY S5

A environ 420 000frcfa l’unité, le Samsung Galaxy S5 ne peut vraiment générer une telle affluence contrairement à ce que l’on a l’habitude de voir dans les pays occidentaux. Mais, …. Et je dis bien “mais”, cela ne signifie pas pour autant que les africains ne sont pas intéressés par ces innovations. Bien au contraire, il suffit de voir le monde qu’il y avait au “café de Rome” d’Abidjan ce 25 Avril 2014 lors de la cérémonie de lancement national du nouveau smartphone de Samsung pour s’en rendre compte.

Lors de cette cérémonie, visiblement la démonstration de l’étanchéité de Galaxy S5 en a bluffé plus d’un. Aussi, l’on a pu découvrir que Samsung Côte d’Ivoire  et ses distributeurs travaillent à faciliter l’acquisition de ce bijoux technologique par les africains. En effet, pour ce Galaxy S5, il est possible de l’acquérir à crédit avec un remboursement d’environ 40 500frcfa/mois. Rdv dans quelques mois pour voir si cette mesure incitative a rencontré l’adhésion des consommateurs ivoiriens.

Avec notre équipe de Techmissus, nous sommes en attente d’un spécimen pour pratiquer des tests approfondis. Nous vous en dirons dès nouvelles dès que ce sera fait.

Enfin, le Samsung Galaxy S5, encore un excellent smartphone,  mais tout de même loin des bourses des africains (classe moyenne y compris).

 

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Mon secret pour ne jamais procrastiner

Si comme moi vous souhaitez entreprendre dans les technologies (ou tout autre domaine) ou créer des applications, la première chose qu’il faut éviter, c’est sans doute la procrastination. Ce qui suit se trouve dans le livre “Et si vous arrêtez de procastiner” de Alban Brice Bredou. Il s’agit d’un passage que j’ai écrit pour contribuer à ce ebook qu’il a publié depuis ce 6 Mars 2014.  Voici donc l’un de mes petits secrets pour éviter de procrastiner

En règle générale, je tiens une To-do list dans une note Evernote. Il s’agit d’une très grosse To-do list qui commence le 1er Janvier et se termine le 31 Décembre. Et j’y marque tout, y compris les choses liées à ma vie privée. Chaque point est relié à une autre note dans laquelle je fais apparaitre des détails. Et je me réfère à cette todo list au moins une fois par jour.

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Pour certaines notes, je crée un événement dans Google agenda que je synchronise avec Asana (un outil de gestion de projets très pratique pour les entreprises et entrepreneurs des technologies). Tous ces différents outils sont autant présents dans mon ordinateur que dans mes deux téléphones (ios et android). Aussi, tous les dimanches, je consacre au moins 2 heures de temps à faire le point sur ce que j’ai fait, ce que j’aurais dû faire, ce que je n’ai pas fait, et ce je devrais impérativement faire avant telle ou telle date.

Enfin, chaque matin je bois environ un 1/2 litre d’eau pour avoir la pêche.

Pour télécharger ce ebook, rdv sur le site de Alban : http://www.bredoualbanbrice.net/et-si-vous-arretiez-de-procrastiner-livre-blanc-a-telecharger/

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(re)Découvrez la Vidéo de mon passage à l’émission “Plus d’Afrique” de Canal+ Afrique

Le 28 Février dernier, j’étais l’invité de l’émission “Plus d’Afrique” de la chaine Canal+ Afrique en tant que lauréat du “Prix UNESCO/CEPS pour l’Entrepreneuriat des Jeunes et la Culture de la Paix en Afrique”.

Pour ceux qui n’ont pas eu la possibilité de voir l’émission, voici ci-dessous la vidéo de la 3ème partie de l’émission, celle qui me concerne. Car nous étions deux invités sur le plateaux. Le deuxième étant Smarty, un artiste chanteur (rap) du Burkina-Faso, lauréat du prix RFI Découverte.

Pour voir l’émission en entier, veuillez vous rendre à l’adresse suivante : http://www.canalplus-afrique.com/Programmes/info-divertissement/Plus-d-Afrique?vid=1020661

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Pourquoi je suis retourné “au pays” pour entreprendre [1/2]

Si vous êtes africain de la diaspora, et que vous souhaitez entreprendre “AU PAYS”, je ne peux que vous y encourager. En Afrique, il y a tellement de choses à “Faire” que les opportunités pour entreprendre ne manquent pas. Mieux, dans bien de domaines la compétition reste tellement faible qu’avec un minimum d’audace et de sérieux, vous avez toutes les chances de réussir. Réussir oui, mais à condition de comprendre et maîtriser l’environnement dans lequel vous évoluez.

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Ayant moi même entrepris en Côte d’Ivoire, j’ai pu identifier certains des éléments qui favorisent le succès, et ceux qui risquent de diminuer vos chances de réussite. Ces choses que j’ai identifié à partir de mon expérience personnelle, je souhaite les partager avec vous sous forme de recommandations. Bien qu’elles ne soient pas dans l’absolu, exhaustives et applicables à tout le monde et dans tous les pays, je pense qu’elles constituent un bon point de départ.

De 2005 à 2008 j’ai travaillé en tant que développeur d’applications puis ingénieur d’études et développement sur les technologies Java/J2E liées au mobile et au Web. En gros dans le monde de l’édition de logiciel. Cela m’a permis de découvrir et de maîtriser (pour certains) les domaines fonctionnels des Télécoms, de la banque-finance, de l’énergie, du transport et des médias. Après ces 3 années, j’ai décidé de créer ma propre boite.

Plus jeune, j’étais plutôt entreprenant. J’ai commencé certaines choses à l’école primaire, au collège, au lycée et pendant mes études universitaires. Mais jusque là, il s’agissait d’initiatives sans risque financier ou d’actions bénévoles dans le monde associatif. Donc rien qui ait pu faire de moi un entrepreneur. D’ailleurs durant toutes ces années, je rêvais de devenir “Mathématicien” ou encore “Medecin”.

Je trouvais (et aujourd’hui encore) à ces métiers une certaine noblesse et une capacité à “apporter de la valeur dans la vie des autres”. J’étais fasciné par les expériences de Sigmund Freud et les recherches des grands prix de Mathématiques et de physiques, qui grâce à eux l’on arrivait à résoudre de nombreux problèmes du quotidien. Peut être avais-je été complètement absorbé par cette série d’encyclopédies que m’avait offertes ma mère. Ces 5 gros livres verts traitaient des travaux de mathématiciens, philosophes et physiciens. Mais à l’époque, je ne pensais pas un seul instant que ces livres avaient une influence sur moi, tant je m’en détachais après mes petites séances de lecture.

Monter ma boite en région Parisienne fût assez facile grâce à une formation délivrée par la Chambre de Commerce de Créteil. 5 jours à apprendre les bases de la gestion d’une SARL m’ont permis de mieux appréhender des notions telles que la capitalisation, , …., la TVA et la valeur financière d’une entreprise. Après cette instructive formation, je n’avais juste qu’à suivre les instructions et fournir les différents documents nécessaires à l’enregistrement de mon entreprise.

Il est vrai que lorsqu’on est Ingénieur d’Etudes dans le domaine du logiciel (surtout dans les technologies Java/J2E), on gagne plutôt bien sa vie. Et même si l’on souhaite créer son propre business, on est tenté de passer quelques années à économiser pour se mettre à l’abri d’un éventuel échec. Surtout lorsqu’on est jeune, africain et qu’on sait qu’on a de la chance d’avoir un tel emploi dans un contexte économique défavorable.

Pour ma part, après 3 ans en tant qu’employé, j’estimais que je n’avais plus une seule minute à perdre. Le pire, c’est que lorsque j’ai commencé mes démarches administratives pour l’ouverture de ma boite, je me suis dit “… Mais pourquoi n’ai-je pas commencé 5 ans (avant de finir les études) plus tôt …”. Je reviendrai sur mon expérience d’entrepreneur en France dans un autre billet.

Contrairement à l’aisance avec laquelle j’ai pu crée mon entreprise en France et avoir mes premiers contrats, lorsque j’ai décidé de faire la même chose Côte d’Ivoire, j’ai dû surmonter de nombreux obstacles auxquels je ne m’attendais pas du tout. J’ai alors eu à passer ce que j’appelle mon “MBA du TERRAIN en Afrique – option Entrepeneuriat dans les Technologies”.
En effet, je me suis toujours dit qu’il me faudrait au moins 3 ans pour comprendre parfaitement l’environnement dans lequel je souhaitais m’aventurer. Je suis ainsi parti sur la base selon laquelle aucune formation académique ne pourrait me faire atteindre cet objectif. J’ai donc fait la démarche en allant “sur le terrain”. Et au lieu de rester spectateur, j’ai lancé la société AllDenY et initié l’Ong Akendewa à Abidjan (Côte d’Ivoire). Cet article que vous lisez en ce moment fait donc partie d’une série qui concerne ce que j’ai vécu et ressenti lorsque je mettais en place AllDenY. Je reviendrai sûrement sur le parcours d’Akendewa dans une autre série d’articles.

La découverte de Yopougon, la cité ivoirienne

Tout à commencé en Novembre 2007. Je revenais pour la première fois en Cote d’Ivoire après 7 ans d’absence. Pour ce retour, j’ai passé 3 semaines à Yopougon (Abidjan). Ce fut une très belle expérience car la commune de Yopougon est assez particulière. J’estime que c’est la commune qui représente le mieux la Côte d’Ivoire.
Jusqu’à ce que j’obtienne mon Bac pour ensuite partir en France, j’avais vécu successivement à Aboisso (l’endroit ou je suis née, dans le sud-est de la Côte d’Ivoire), Treichville (Une commune d’Abidjan), Marcory (Une commune d’Abidjan), Plateau (Une commune d’Abidjan), à Séguéla (dans le nord du pays), à Tiapoum (petit village dans le sud-est de la cote d’ivoire, faisant frontière fluviale avec le ghana), à Adjamé (Une commune d’Abidjan) et aux 2 Plateaux. Ha, ça en fait des déménagements ! Avant de quitter la Côte d’Ivoire je n’avais donc pas connu la Commune de Yopougon sauf quand il fallait que j’aille rendre visite des amis.
 
Pourtant pour ce premier retour “Au Pays”, j’avais décidé d’y vivre. Pourquoi Youpougon ? Tout simplement, parce qu’à mes yeux, cette commune d’abidjan est un modèle réduit de la Côte d’Ivoire. Les quartiers sont le reflet des régions ivoiriennes. Yopougon est une ville dans la ville. Il faudrait surement que j’y consacre un post pour parler de l’activité importante des petites entreprises et des commerces.

 

Il y a des choses à faire

Avant de quitter la Côte d’Ivoire, je me souviens que lorsque je parlais d’internet à mes proches, pour eux, c’était quelque chose de lointain, et propre à l’occident. Mais en 2007, j’ai redécouvert une Côte d’Ivoire dans laquelle tout le monde parle de technologies. Principalement grâce à la forte pénétration du mobile et aussi, malheureusement, à cause de la cybercriminalité. Au vu de cet engouement que j’avais constaté, je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire dans le domaine des technologies de l’internet et du mobile.

Il existait (et il en existe de plus en plus) certes de grandes entreprises de téléphonie mobile, des boite de télécommunication, des PME spécialisés dans l’intégration de solutions, mais ce qui manquait :

  • Un véritable écosystème d’entrepreneurs qui innovent dans l’applicatif ou dans les contenus locaux
  • Des formations pointues à l’issue desquelles, les apprenants seraient tout de suite opérationnels
  • ….

Bien entendu, ce sont des choses qui peuvent paraître évidentes pour certaines personnes qui côtoient certaines réalité au quotidien.

Malheureusement, je n’avais pas vraiment le temps d’en savoir plus sur l’environnement local car étant venu pour des vacances, mon séjour n’a duré que 3 semaines. Je me suis donc promis de revenir “Au Pays” assez rapidement. Du coup, l’année qui a suivi, sans grands moyens, j’ai décidé de créer une start-up en Côte d’Ivoire en espérant faire des bénéfices assez rapidement.

J’avais un projet de base qui consistait en une grande plateforme social d’information. Mais parallèlement, pour vivre et faire vivre les personnes qui travaillaient avec moi, la boite avait une seconde activité en attendant que le projet de base soit terminé et mis en production. Cette seconde activité consistait à mettre à disposition de mes clients européens une équipe de développeurs basée à Abidjan. Rien d’innovant vu que les modèles d’out-sourcing sont déjà standardisés. Pourtant cette activité a rapidement tourné à l’échec. Ce fut même une catastrophe. J’en parlerai dans un article dans cette série.

Au vu de cet échec, j’ai décidé de concentrer mes forces sur les besoins locaux. Et c’est à partir de cette décision que mon apprentissage véritable du terrain (africain) va commencer.

….. (à suivre “de très près”)

 

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Cyriac Gbogou intègre l’équipe de Wikimédia : jeunes africains, soyez inspirés

_DSC0416_aJe voudrais partager avec vous une très bonne nouvelle qui je pense sera source d’inspiration pour bien de jeunes africains.
Ce post, est un hommage à Cyriac Gbogou à qui je souhaite transmettre toutes mes félicitations car il intègre désormais l’équipe de Wikimedia (la société propriétaire de Wikipedia).

Il travaillera sur le projet “KUMUSHA TAKES WIKI”.

Le but de ce projet etant l’accompagnement de communautés africaines souhaitant décrire et partager des connaissances relatives à leur environnement de vie (campements, quartiers, villages, banlieues, centres-villes…).Le projet vise à faciliter la production et la mise à disposition de tous de contenus divers relatifs aux communautés (textes, images, vidéos, données géographiques…) sous licence libre. Pour en savoir plus http://meta.m.wikimedia.org/wiki/Kumusha_Takes_Wiki/fr

Pour ceux qui ne le sauraient pas, CYRIAC fait partie de cette jeune génération africaine qui par son activisme et son sens du partage et de l’entraide, honore le continent à travers de bons usages des technologies du web et du mobile. En côte d’Ivoire d’ou il est originaire, nous l’appelons affectueusement “Chef du village” ou “cheffou” pour s’être illustré à plusieurs reprises dans des projets communautaires. Il a notamment été le Secrétaire Général de l’organisation AKENDEWA (l’organisation lauréate du Prix UNESCO-CEPS 2013 pour l’Entrepreneuriat des Jeunes et la Culture de la Paix en Afrique) dont il est toujours membre.

J’espère que ceci inspirera les jeunes africains qui liront cet article.

Une fois encore, Bravo Cyriac !

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