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L’ afritechpreneur face à la difficulté

Il est bien connu que les régions du monde les moins développées sont celles qui présentent le plus d’opportunités aux entrepreneurs. Lorsque l’on vient combler un vide ou fournir un service qui répond à un besoin quotidien de ses paires, le succès est presque garanti. Ceci est-il vrai pour les afritechpreneurs ?

A priori oui. Mais lorsque l’on pousse la réflexion en tenant compte des réalités de l’Afrique, ce simple “OUI” n’est plus valable. Je ne dis pas que les opportunités sont restreintes pour les afritechpreneurs. Bien au contraire, elles sont réelles et encore plus nombreuses qu’ailleurs (sentiment personnelle) compte tenu du retard du continent vis-à-vis des autres. Le problème c’est cet ensemble de barrières et difficultés qui viennent entraver la progression des afritechpreneurs. Allant jusqu’à les faire reculer pour bon nombre d’entre eux.

Une grosse partie de ces difficultés est constituée par des législations très peu adaptées à l’entrepreneuriat. Ces jeunes Ètats africains n’ont pas encore entamé des chantiers spécifiques au développement et à la démocratisation des technologies. L’auto-suffisance alimentaire et la santé publique étant prioritaires à juste titre. Il faut aussi noter les instabilités socio-politiques qui rendent difficiles la poursuite d’une aventure entrepreneuriale. Surtout lorsqu’il s’agit de l’industrie des technologies.

L’afritechpreneurs doit-il capituler face à ces difficultés propres à l’Afrique ? Je pense que non. Bien au contraire il devrait redoubler d’ingéniosité pour contourner ces barrières. Car une fois ces difficultés contournées, il ne lui reste plus qu’un immense marché aux opportunités très peux exploitées à ce jour.

Je reviendrai dans un prochain billet sur des exemples d’afritechpreneurs ayant usé de leur ingéniosité pour contourner les ennemis de l’entrepreneuriat en Afrique.

Si vous en faite partie, ou si vous connaissez des exemples n’hésitez pas à partager l’expérience en laissant un commentaire.

Les leaders africains des technologies à suivre sur Twitter : CNN ne parle pas français ?

IMPORTANT : Le seul objectif de cet article est de profiter de l’opportunité qu’offre CNN pour faire connaître les personnes qui font des choses remarquables en Afrique Francophone. Loin de moi l’idée de « corriger » l’article de CNN. 

Ce matin, j’ai découverts une très belle page sur l’un des sites de CNN. Il s’agit d’une liste des 10 leaders Tech africains à suivre sur Twitter selon CNN. J’aime beaucoup cette liste car les personnes citées sont effectivement assez actives en ligne et sont des modèles à suivre. Le problème ? aucun francophone ! CNN ne parle-t-il pas français ou y’a-t-il aucun francophone qui aurait pu être à la place de l’une des personnes citées ?

L’Afrique est presque divisée en deux. D’un coté les anglophones, et de l’autre les Francophones. Ce sont les deux langues les plus parlées sur le continent. Il faut noter que sur le continent l’on parle aussi arabe (principalement dans les pays du Magrheb qui fait partie de l’Afrique) et portugais (en Angola par exemple).

Il y a 21 pays en Afrique (environ 350 millions de personnes) dont la langue officielle est le Français. En plus de ces 21 pays, il y a 5 autres dont le Français est aussi une langue officielle (la deuxième). Il s’agit de l’Algérie, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie qui sont des pays dont la première langue officielle est l’Arabe. Le 5ème pays étant Maurice. Pour en savoir plus sur l’Afrique francophone, je vous recommande cette page wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Afrique_francophone

Dans tous ces pays, il y existes des passionnés et des leaders de technologies qui publient régulièrement sur Twitter. Ces personnes passent beaucoup de temps à créer ou a mobiliser les différents acteurs de cette industrie pour en tirer le meilleur. Tout y passe. Évènements,applications, mouvements, collaborations pour des projets, recherche de fond, interactions avec les autorités, campagne de E-alphabétisation, … La liste est longue. En Côte d’Ivoire par exemple, depuis ces deux dernières années, il ne se passe pas une seule semaine sans un évènement. Et ça a commencé bien avant du coté de Dakar au Sénégal. Ci-dessous quelques unes des activités organisées par les francophones. Je rappelle que la liste est rès longue. Mais ce n’est pas l’objet de cet article.

Si des personnes avec à leur tête des leaders identifiés font donc du boulot remarquable, comment se fait-il qu’elles n’aient pas été citées dans cet article de CNN ? Lorsque l’on regarde de près les critères (“comments on the role technology plays in boosting entrepreneurship and empowering communities in Africa”) avancés, on est en mesure de produire une dizaines de francophones. Les critères sont :

  • une grosse quantité de tweets “pertinents” dans le but de participer à l’évolution des technologies

  • une audience (followers) de qualité et surtout diverse

  • une interaction permanente avec les internautes

  • la capacité à incité les africains à entreprendre et à tirer le meilleur des technologies

Pour répondre à cette question, je souhaite procéder par hypothèse car seul l’auteur de cet article de CNN pourrait nous donner une réponse exacte. En attendant cette réponse, voici quelques que raisons qui pourraient être à la base de ces omissions.

Peut être que les leaders africains francophones dans les tech ne publient pas assez sur twitter
Bien que ce fut le cas il y a quelques années et bien que les anglophones aient été les premiers à prendre d’assaut les réseaux sociaux, je pense que désormais, les francophones publient autant que les anglophones. Certes, je ne dispose pas d’études approfondies à ce propos, mais si je m’en tiens aux différents fils que je suis sur twitters, l’on peut parler de quasi égalité avec une balance qui pencherait vers les francophones suite aux élections présidentielles de différents pays depuis 2010. Je parle plus de ratio (tweet/habitant). Ces leaders francophones n’ont pas hésité à initier des projets (tels que Sunu2012 et #CIVsocial) communautaires pour le monitoring de ces élections. Aussi, je vois souvents ces memes personnes publier toutes sortes d’informations pouvant aider les africains à comprendre le bien-fondé des technologies.

Peut être que les actions des leaders francophones des technologies en Afrique ne sont pas aussi importantes
Je pense que leurs actions sont toutes aussi importantes. Tant par la méthodologies utilisée que par la qualité des actions et les résultats observés.

Certes @Fasokan (de son vrai nom “Boukary Konaté“. Si vous ne suivez pas ce monsieur sur twitter, vous ratez une occasion de voir une afrique qui se transforme depuis ces régions les plus réculées) n’a jamais réussi à lever des centaines de millions de dollar pour ces projets, mais il a beaucoup de mérite quand on sait que grâce à lui les villageois des zones reculées du Mali arrivent à se faire connaitre du monde en tenant un blog. Sur twitter, ce monsieur, qui est à la base institueur (professeur des écoles) a déjà publié plus de 11 330 posts qui touchent plus de 1 900 personnes à chaque fois. Et tenez-vous bien il publie tant en Bambara (Langue africaine parlée au Sénégal, en Mauritanie, au Mali, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Guinée, …) qu’en français. Combien de blogueurs connaissez qui ont réussi l’exploit de dynamiser l’une des langues les plus parler sur le continent ? Ne cherchez pas, il n’y en a pas beaucoup. Je ne dis pas qu’il faut retirer l’un des leaders de la liste de CNN pour faire apparaitre Fasokan. Je dis juste qu’en terme d’accomplissement, il a fait quelque chose que très peu de personne ont fait sur le continent avec des moyens bien au delà de ce dont dispose Boukary.

Saviez-vous que @yoroba (Israel Yoroba – déjà meilleur blogueur francophone) a réussi à mettre en place un réseau de sites d’information de proximité dans plusieurs pays d’Afrique Francophone ? Et là je vous parle d’un impact sur un large publique. Cliquez ici pour en savoir plus sur @yoroba.

Je peux aussi vous parler de @tidjanedeme (Tidjane Deme – responsable du bureau de Google Afrique francophone). Au delà de représenter la plus grosse société de l’internet en Afrique francophone, Tidjane passe du temps à discuter avec les développeurs et les passionnés de technologies. Il ne rate pas une occasion d’inciter ces personnes à être présentes en ligne et à mettre en place des choses utiles grâce aux technologies.

La liste est longue, et j’ai évité de mentionner les personnes qui ont batit des grosses boites technologiques en partant de presque rien et qui passent leurs journées à publier sur twitter pour émuler l’industrie technologique en Afrique.

L’Afrique anglophone est beaucoup plus avancé dans les technologies
En effet la partie Anglophone de l’Afrique a une avance considérable par rapport à la partie francophone. L’Afrique anglophone a beaucoup plus d’investissement dans le secteur technologique et on assiste à l’émergence de politique axées sur cette industrie. Les résultats sont là. Un rapport récent indique que plus de 20% du PIB du Kenya a transité par M-Pesa (money electronique au kenya). Les gouvernants des pays francophones gagneraient donc à suivre les conseils et recommandations de leur leaders technologiques pour rattraper rapidement ce retard.

Aussi les développeurs anglophones sont beaucoup plus présents et produisent beaucoup plus. Mais ce retard est surement en train d’être rattrapé grâce aux actions des activites.

Ou tout simplement peut être que les anglophones (CNN) ne parlent pas français
Au lieu de continuer à émettre des hypothèses, j’ai préféré m’arrêter sur cette dernière. Visiblement, elle a l’air un peu provocatrice, mais rassurez, mes intentions sont loin de la provocation ou de celles d’un donneur de leçon.

Si vous êtes africain francophone, et que vous avez fait des études jusqu’au moins au collège, vous avez surement déjà eu l’occasion d’apprendre le minimum pour lire et comprendre un texte en anglais. Si vous avez fait des études supérieures das les technologies, dans la finance, le marketting alors forcément vous avez ce qu’il faut pour l’anglais.

A contrario, les anglophones n’ont pas cette chance d’apprendre le français aussi bien. L’une des raisons est la différence du système éducatif. Pendant que les francophones essaient de s’armer au maximum avant d’avoir le bac, les anglophones, eux se contentent du minimum pour ensuite mettre l’accent sur l’apprentissage dans les études supérieures.

Il est donc fort à parier qu’en règle générale, les francophones savent ce qui se passe chez les anglophones tandis que ces derniers ont du mal à suivre ce qui chez passe chez nous les francophones. Cette situation peut donc être l’une des raisons principales de ces listes exclusivement anglophone.

L’opportunité
Il y a donc une opportunité à saisir. Celui qui arrivera à proposer la meilleure solution pour que ces deux afriques (francophone et anglophone) fassent tomber cette énorme barrière de la langue, contribuera énormément à l’évolution rapide des technologies de l’information sur le continent. En attendant, j’essaie pour ma part de poster dans les deux langues et de traduire des tweets que je trouve utilies pour l’une ou l’autre afrique. Aussi, des persones telle que @diabymohamed et @nnenna(vous avez dit leader ? en voici !) qui publie “dans la langue de l’idée”, font un grand bien aux différentes communautés.

Et notre liste ?
On serait tenté de faire une liste francophone. Mais ce serait ignorer la valeur qu’apportent tous ces anglophones à l’Afrique des technologie. Aussi je souhaite qu’on établisse une liste de 25 anglophones et une liste de 25 francophones à suivre sur twitter quand on parle de « contribuer à l’évolution des technologies en Afrique ». Avec un peu de chance CNN la publiera.

Si vous avez lu cet article jusqu’au bout, aidez-moi à mettre en place cette liste en commentant avec votre propre liste de personnes que vous aurez identifié. Il n’y a ni premier ni dernier. Plus il y aura de liste, mieux sera la liste définitive. Voici les critères que vous pouvez prendre en compte :

  • L’audience (followers/fan) : la quantité de personnes connecté au leader en question.

  • La qualité des publications : il s’agit ici de savoir si la majorité des publications de cette personne viennent contribuer à la vulgarisation et à l’évolution des technologies en Afrique. Un plus serait accorder à ceux qui tiennent un blog et au tweets originaux (qui ne sont pas des RT)

  • Les initiatives : cette personne initie-t-elle des actions pertinentes pour faire entrer les technologies dans la vie des africains ?

  • Les interactions : il s’agit de vérifier si la personnes interagit avec les internautes

On aurait pu en parler pendant des heures mais bon je m’arrête là. N’hésitez pas à contribuer à cette discussion en commantant.

18 recommendations to those in the African diaspora wanting to get involved in the technology sector back home

I wrote this post in french. It has been translated by John James (BBC Correspondent, Ivory Coast). John is the guy behind the Drogbas’s Country blog.

If you’re part of the African diaspora and you want to do business back home, I’d be one of the first to encourage you. Having done the same thing myself, I’ve been able to identify several things that will boost your chances of success, or at least reduce the risks of failure. The advice that I’ve written below come from personal experience. These won’t of course be exhaustive or apply to every situation, but I think you’ll find them useful as a starting point.

From 2005 to 2008 I worked as an application developer and then a research and development engineer with Java/J2E with a focus on mobile technology and the web. I gained particular experience in the banking, energy and media sectors. Then, I made the leap to start my own business. I’ve been business-minded since college, at school and during my university studies. But till then, these had been actions with friends and held little financial risk. Creating my start-up in France was made easier thanks to some training given by the Chamber of Commerce in Creteil (south east Paris). But when it came to setting up the business in Cote d’Ivoire, there were a number of obstacles.

It’s then I had to study for what I call my “MBA in on the ground IT business in Africa”. I always thought that it would take at least three years to really get to know the business environment in which I was launching. I knew that no formal academic study would give me the knowledge I would need. So, I decided to get stuck in at the coal face. Instead of being a mere spectator, I launched AllDeny and then the NGO Akendewa. I plan to come back on my journey in another series of articles.

Below you’ll find a non-exhaustive list of the things that are worth bearing in mind to avoid the mistakes that I made:

Set yourself up as a sole trader

You can set your business up as a limited liability company and get more credibility with the big players in your country. But how much is the extra credibility really worth if you don’t have any income at the start? If you’re an entrepreneur, it means that you know about taking calculated risks. Believe me, you’ll gain by committing the minimum amount of money possible at the start while you deepen your knowledge of the business environment in the country you’ve chosen. The taxes and other charges are very high in the majority of African countries, above all in francophone Africa.

In the case of Cote d’Ivoire for example, you’ll have to spend at least 2,000,000 fcfa (around 3,000 euros) to properly set-up your company, whereas with a sole proprietorship, the start-up costs won’t be anymore than 100 euros (65,000 cfa). To avoid later tussles with the tax officials, do everything you need to, to have traceable receipts. In Cote d’Ivoire, these are called “factures normalisées”.

Take the time to study your sector

You can’t just export an idea that works well in the West and think it’ll be an automatic success in Africa. Africans have very different ways of living and thinking. There’s no point for example setting up a payment service that uses voicemail, because in Africa, very few people use their voice mail – almost none are activated. However sophisticated and well-developed your technological solution is, it won’t succeed if it’s out of step with local needs. Of course, you can always create new needs and change the way your future consumers behave, but believe me, the risk of failure will be high, as will the costs if you need to educate and change your potential customers.

If your business offers a service for local enterprises, I advise you to come up with several different input forms so that your clients can clearly communicate to you their needs. The majority of small and medium sized businesses in Africa find it difficult to clearly grasp their technological needs. Unlike Europe or America, company bosses may not even a minimum understanding of technology and may not be able to describe what they need.

One of our clients once asked us to find a dedicated server for their website. After several conversations, I realised that he had wanted to carry out certain Unix commands on the shared server that hosted his site. But he found that he didn’t have permission to carry out these commands. If we’d have set-up a dedicated server, we could have sent him a large bill and made a healthy profit. But, the client in question would then have faced numerous security issues which would have required a degree of skilled intervention and extra cost that in fact was totally unnecessary. You can imagine how our relations would have then deteriorated, without even discussing the poor reputation that we could then have gained.

When coming back to your home country, don’t hesitate to bring your old equipment with you

This will help you to avoid looking for equipment in a place where the prices will be far higher and the selection limited. For example, if you need a particular type of printer, it’s far from clear that you’ll find the one you need in your homeland. Arriving already equipped is also a way to save money while at the same time making sure you have the best equipment. In country, you also risk finding equipment that has a host of hidden problems.

It’s worth being aware that the taxes on IT equipment are very high in certain African countries. Kenya is the exception in this domain thanks to a clued-up government. But most countries including Cote d’Ivoire use IT equipment imports as a way to increase tax revenue, something that has a big impact on the price of these goods. This situation doesn’t look like it will end soon as countries depend heavily on these customs duties.

Sub-let your office from another business or individual

There are quite a few businesses and individuals who have space to spare. If you decide to rent your own office (equally for your home), you’ll have to pay at least five months rent upfront as a deposit. There’s no shame in lodging with someone else. On the contrary, this will help you concentrate on the key thing; the service that you intend proposing to the market.

Africa could benefit by copying the garage start-ups in the US (e.g. Apple). Like in the 1970s with the PC and the 1990s with the internet, this current decade will see technology giants come from obscure beginnings. In Kenya there’s already the example of Ushahidi, which was set-up in 48 hours by David Kobia and which has since become a veritable gold mine.

Take on the services of a cook for your and your team’s meals

If you have at least five people in your business team, it’s a good idea to employ the services of someone to shop and cook your meals. Of course, this person will take a cut and you’ll need to watch out for overcharging. But still, these sorts of services are more and more popular in Africa’s main cities. Take the time to establish things on a good basis and help everyone participate in the choice of meals. If you can make the process fun, your collaborators will enjoy getting involved. Some of them will even bring along vegetables and fruits as their contribution.

Avoid signing staff contracts in the first year

At the start, it is best to employ your staff on a freelance basis. Avoid establishing fixed contracts. Of course, you shouldn’t keep your staff in a precarious position. But experience shows that our homelands aren’t overflowing with a strong professional ethic. The majority of employees only pick up such things when they’re in their first year of employment.

There is also a big problem with regards to the respect (even understanding) of the idea of upholding delivery schedules. Certain people struggle to understand that you can lose a contract (even one already signed) if delivery is late.

Put in place a transport budget

This will avoid hearing “boss, I didn’t have enough money to come to work”. The key idea here is to send a strong signal to your colleagues so that they understand the importance of being conscientiousness. Take the time to work out how each employee comes into work in order to help decide the best way for him/her to get there. Even better, you can give them an advance each week equal to the transport costs for that period.

There are also possibilities for providing transport. Find out if you can sign-up to something for your workers. It might also be possible to set-up car-sharing schemes for the company. Encourage those who transport their colleagues with fuel vouchers and other gifts. It’s the thought that counts. This can also help improve the team spirit at the business.

Personally, I don’t hesitate to transport my collaborators all the way to their homes. It’s a good occasion to chew the fat and get to know each other. But be careful not to go too far in your relations outside of work. This can turn against you. Don’t use your employees to do your personal errands – don’t abandon the positive things you picked up in the West. Your employees aren’t your domestic servants or your personal assistants, unless you’ve specifically employed them for this.

Use free software

I’ve seen that even the largest companies in Africa often use pirated versions of Windows and others software without a licence. It’s best to avoid these sorts of practices – if your produce is aimed at western markets, you’ll run into the problem of using unlicensed software. If you don’t have the means, use free software. You’ll need to put in a bit of time to get up and running on the free software. But you’ll make important savings. If you haven’t had experience of this software before, do your research and put in the effort in the first month to really get to know these tools.

There are numerous schools in our countries training competent users of these free software tools and this is an opportunity to seize. I’m not saying that you need to abandon other software, but as the next section makes clear, you need to be a role model in your organisation. If you haven’t the money to pay for software, it’s best to use free software legally. Coming from the diaspora, you shouldn’t be one of those promoting violations of copyright and intellectual property.

Keep in mind that you represent a leadership role model

As an African entrepreneur, you should keep in mind that you represent a leadership role model. Africans are little by little starting to become interested in leadership outside the domain of politics. You have a responsibility to embody the moral values that others that come after you can follow.

Personally, I started an adventure to build the local IT community at the same time as my professional activity in Abidjan. With 10 local entrepreneurs, we put in place Akendewa to “emulate the mobile and internet industry in Africa”. At the beginning this was just a simple gathering of people passionate about technology, but it’s become a real platform which has had an impact in almost every part of life in Africa. We were able to save lives thanks to the #civsocial project and we keep encouraging the technological activities of companies and individuals. You have the possibility of being part of such a movement, which exist in each African country.

Unless you’ve got tons of energy and a plan over several years, I would advise against setting up a new association or club in the country you decide to invest in. Just get involved with what’s already in existence and launch initiatives under its banner. If you can’t find an association that fits, then perhaps you can launch your association/organisation/club. But as soon as you’ve started, be ready to respond to the concerns of everyone who takes an interest in the initiative. Among these people you’ll find the right people to help you with your own projects.

One morning in 2010, I received a message from a certain Cyriac Gbogou. He wanted to encourage me in my work with Akendewa and also Yefite!, a community guide to great African hotspots that we launched under the AllDenY banner. In fact, he’d been following our online activities for a while and had decided to join forces with us. After several exchanges on Facebook, he started to work on behalf of Akendewa without having met any of its founder members. Several months later, everyone who knew about Akendewa knew Cyriac and how much he’d taken on board the vision of the organisation.

Be careful of espionage

Do be careful with the work you’re undertaking. A common practice is that people get themselves employed somewhere just to know what you’re doing and then to copy it. It boils down to espionage. Protect yourself from your colleagues by giving them access only to the information they need to carry out their work.

The art of delegation is of course one of the key things for any entrepreneur to cultivate, but if you create software and applications, I advise you to write the initial code yourself and then make use of an API that your collaborators can then use. With time, you can identify those you can see yourself working with for a long time, and open a bit more your secrets.

In any case, you do of course need to give your colleagues what they need to help advance the work. It’s not about holding back all the information – something that will lead to inevitable failure.

Don’t move back to your home country

I imagine that you may be shocked by this one. Me too. But the truth is that you have more chance of success in a country that isn’t your own. This doesn’t mean you’re forbidden from returning to your home country as your investment destination. When you head back, the family will be very happy to see you. But without wanting to, they can then become a distraction to you and stop you achieving your objectives. You risk losing time by meeting their needs at the same time as trying to make your business function.

And, let’s be honest, in Africa the entrepreneur is often considered as the big boss. Any big boss will of course have a certain financial power, so people think you’ve got plenty of resources. You’ll have a hard time explaining that you’re trying to create value and not expenses.

Personally, I’ve had some difficulties with certain members of my family who struggle to accept that they may see me on television talking about IT before I’ve passed by to spend a day with them visiting. Where it’s possible, I do try to meet as many people as possible. But if – like me – you have a large family, you risk losing a lot of time. It’s best to keep these visits to your holiday periods.

There are some countries in Africa that are more dynamic when it comes to IT than others. When I think about the evolution of the sector and the plans drawn up by different countries, it’s clear that certain countries will be more propitious for start-ups. If you don’t have too much money at the start, I advise you to head to one of the countries that I’ll recommend in a future article called “The diaspora and the IT ecosystem in Africa”.

Never trust verbal agreements

This applies to your collaborators as well as your eventual partners and local clients. Voluntary amnesia is a common disease. Keep a physical record of the agreements you draw up – it will help you avoid later disappointments.

When you present the written agreements to your collaborators and partners, they’ll see how important you regard the promises. The step of drawing up the agreements will show your seriousness and oblige your collaborator to make sure they fulfil his/her part of the deal. If you don’t do this and leave your collaborators fairly free, you’ll find that they’re not very committed to the work. But if you take the time to write things down in an official document, you’ll be surprised by the difference in productivity. It’s not a question of exploiting people. For example, with the heat in Africa you will need to allow your collaborators to take at least an hour for lunch.

Make sure you get hold of a copy of the law on the workplace in the country that you move into. Contrary to what some people think, the judicial administration in most African countries is very zealous when it comes to the non-respect of professional contracts. You’ll need to make use of a legal advisor in case of problems.

Keep you project plans secret

Don’t give away your project plans to someone who says they’ll find you local markets or international partners. Keep secret your implementation plan. Draw up project presentations that are clear, but don’t expose this level of detail. Certain people will have no scruple in using your documents as if they’d written them themselves. And when the damage is done, you will have little chance of upholding your property rights.

I can remember an unfortunate incident that happened to a Swiss entrepreneur originally from Cote d’Ivoire, who had updated a computer with an operating system based on Unix (the same base as Linux and mac OS). I spoke to him in August 2009 in Abidjan. And during the presentation of his product at Hotel Ivoire in Abidjan, he had one of his three prototypes stolen despite the presence of security.

Say goodbye to poor collaborators

Without any hesitation and for the fundamental survival of your business activity, say goodbye to collaborators who don’t respect working hours, deadlines and the rules that you establish. Any indulgence for incompetence will cost you dear. Unless you have a big budget for training your collaborators, don’t waste time with personnel who don’t bring much to the business.

Technology is a sector that’s part of a global market. Even if you’re in Africa, your competition could be European, American or Indian. I know of several European companies that create application for Africans. And coming from the diaspora, you know that these European details pay plenty of attention to the details.

Even if your solutions are simple, try to avoid spending time supporting your staff in their work. For this, work with collaborators who know the importance of doing a good job. They should be ready to take the time to document almost all that they plan to accomplish.

Don’t come back to settle in your homeland

In any case, not in the first year. This could seem like it’s against the spirit of getting involved in entrepreneurship in Africa, but it’s best to be honest. Africa is an incredible continent. But someone who left several years ago will have undergone some sort of modification in the way they see things back home. I wouldn’t say that he’s forgotten everything, but several years in a new environment changes you.

To avoid disillusion, entrepreneurs from the African diaspora should take the time to rediscover Africa. Personally, I started with visits of 3-4 weeks per year. Four years later, the weeks have become months. You need to take the time to make real contacts and develop a strong understanding of the market. Most importantly of all, you’ll come to understand the “new needs of Africa”. It’s these new needs that you should help answer with your business. Once you’re aware of them, you are in a stronger position to decide on the merits of a definitive return home.

Stay humble and respectful, but not submissive

Once you go back, you’ll find that some people will try to catalogue you as “their kid” and will want you to call them “big brother” or “big sister”. Don’t let these people influence your decision making.

Where possible, try to find a balance in your relations with people. Don’t hesitate to return favours – perhaps people will say that they help you for nothing, but as an entrepreneur you know that nothing is for free. Being prepared to say ‘No’ won’t lose your friends if these people respect you. On the contrary, when someone distances themselves from you because you said no, you are separating yourself from someone who would have slowed down your progress and reduced your professionalism.

Keep a blog

As incredible as it may seem, Africa needs you as a content producer. The different sections of IT in Africa are very poorly documented. It’s difficult to know what’s going on. By keeping a blog, you are providing information that will be invaluable to others. What do you gain? Everything! You’ll have the chance to position yourself as an expert of the section that you yourself have chosen. You’ll agree with me that an entrepreneur who knows the ins and outs of his sector will have a future advance over (future) competitors.

Take the time (25 – 40 minutes each day) to write about what’s happened. After several months, you’ll see that what you have written constitutes a real resource of knowledge.

Personally, two years ago, I reoriented my personal website (this one) towards blogging to share my entrepreneurial experiences with other internet-users. This has allowed me to build contacts throughout Africa, even Anglophone Africa. Even if the blog is in French (I did try initially to publish in English, which lasted several months), numerous English-speaking readers and entrepreneurs in Anglophone Africa read what I write thanks to Google Translate. Some have even told me that they translate my tweets. We are of course talking about my publications on IT in Africa and my initiatives. The result of this interest is that I will soon be one of the speakers at the Mobile Web Africa conference, which is the most important mobile event on the continent. This will allow me to make known what we’re up to.

Get involved in mobile technology

Keep an eye out on this blog for a new series of articles entitled “The diaspora and the IT ecosystem in Africa”, in which I’ll speak about the opportunities offered by mobile technology in Africa. I’ll use this to get into the detail of the biggest technological industry in Africa. I also plan to speak about what’s going on in Kenya, Nigeria, South Africa and some French-speaking African countries.

Conclusion

Africa can appear to be difficult terrain for entrepreneurs. Yet, it’s the place where the ROI (Return On Investment) is the largest in the world. Everything depends on the way in which you can attract the confidence of the main operators and also your capacity to adapt to the different habits.

As I said at the start of this post, there are obviously numerous recommendations that could be made and I’m interested in hearing your own. Don’t hesitate to comment on this post with your recommendations or suggestions to people in the diaspora who are thinking of coming back home for business.

 

 

 

Les raisons pour lesquelles, les entreprises d’Afrique ne sont toujours pas sur le web

Un site web est très important pour une entreprise. C’est un puissant outil de communication qui peut à lui seul éviter à l’entrepreneur d’investir dans les canaux publicitaires traditionnels. La présence des entreprises africaines sur le web est un facteur déterminant pour l’augmentation du contenu africain en ligne. Mais à ce jour, le ratio d’entreprises d’Afrique présentent en ligne est très faible. Pourtant la plupart ont plus ou moins entendu parler du web. Pourquoi n’ont-elles pas encore fait le pas ? Peut être qu’elle n’en ont pas besoin. Essayons de comprendre ce qu’il en est à partir des éléments ci-dessous.

les africains ne sont pas encore sur le web
Si l’on s’en tient au données de Internet World Stats, il y a à ce jour environ 118 848 060 d’Africains sur le net. Ce qui fait 11,5% de la population totale du continent. Quand on sait que 44% (toujours d’après Internet World Stats) de ces internautes viennent du Nigeria, on comprend bien qu’il y a très peu d’africains qui ont accès au web. Un pays comme la Côte d’Ivoire n’a que 968 000 internautes pour une population estimée à 21 000 000. Avec ce faible taux de pénétration, les chefs d’entreprise peuvent considérer que le web n’est finalement pas un canal pertinent pour promouvoir une activité.

Les quelques africains qui sont en ligne sont bien souvent des influenceurs. Partons de quelques hypothèses qui sont presque vraies dans plusieurs régions d’Afrique :

  • L’accès à l’internet est un presque-luxe (les prix sont en très forte baisse)
  • Le pouvoir financier vous propulse au rang de personne influente (écoutée) en Afrique

Avec ces deux points, on peut déjà se dire que finalement les personnes ayant accès au web sont de réels influenceurs dans leur communautés respectives. Ils peuvent donc aider pour la promotion d’un produit. Ainsi, il est fort à parier que si quelqu’un qui a accès à l’internet apprécie votre produit via le web, il en parlera autour de lui. Et s’il en parle autour de lui, votre produit aura plus de facilité à se faire connaitre et à être adopté. En partant, bien sûr, du fait que cette personne soit très écoutée dans sa communauté.

TABLEAU ISSU DE INTERNETWORLDSTATS.COM – 31 Mars 2011
Regions

Population
( 2011 Est.)

Utilisateurs d’Internet
31 Décembre 2000

Utilisateurs d’Internet
31 Mars 2011

Penetration
(% de la 
Population)

Croissance
2000-2011

 % d’utilisateurs

Afrique 1,037,524,058 4,514,400 118,609,620 11.4 % 2,527.4 % 5.7 %
Asie 3,879,740,877 114,304,000 922,329,554 23.8 % 706.9 % 44.0 %
Europe 816,426,346 105,096,093 476,213,935 58.3 % 353.1 % 22.7 %
Moyen-Orient 216,258,843 3,284,800 68,553,666 31.7 % 1,987.0 % 3.3 %
Amérique du Nord 347,394,870 108,096,800 272,066,000 78.3 % 151.7 % 13.0 %
Amerique Latine / Carib. 597,283,165 18,068,919 215,939,400 36.2 % 1,037.4 % 10.3 %
Oceanie / Australie 35,426,995 7,620,480 21,293,830 60.1 % 179.4 % 1.0 %
TOTAL Mondial 6,930,055,154 360,985,492 2,095,006,005 30.2 % 480.4 % 100.0 %

Pour l’entrepreneur africain, il est vrai que le mobile doit être une priorité par rapport du web. Mais rien n’empêche de partir du web pour “gagner” sur le mobile. On peut imaginer par exemple une promotion sur le web qui nécessite l’inscription du numero de téléphone. Une fois l’inscription validée, l’internaute reçoit par exemple un SMS qu’il peut partager avec ses amis en leur envoyant à son tour des SMS. Je vous laisse imaginer la suite si réellement le produit représente un intérêt pour les utilisateurs.

Les réseaux sociaux sont un excellent canal pour les entreprises. Avec un ton amical, elles peuvent profiter de l’interconnexion des utilisateurs pour promouvoir leur activité de manière virale. En Décembre 2011, Facebook comptait plus de 37 millions d’Africains [Source : Internet World Stats]. C’est énorme, car cela signifie que sur 10 africains connectés, il y a environ 4 qui utilisent Facebook.

A quoi peut bien servir un site ?
Si vous décidez d’offrir vos services de designer ou de développeur web à une PME africaine, vous devrez être en mesure d’expliquer, à votre futur client, la valeur ajouté que vous apportez par rapport aux médias traditionnels. L’entrepreneur africain étant à la base sceptique vis-à-vis du web, vous devez avoir un argumentaire assez étoffé. Vous pouvez par exemple lui faire comprendre qu’un site web sert :

  • de carte de visite grand format : Contrairement aux cartes de visite traditionnelles, l’on peut y ajouter beaucoup plus d’informations sur l’entreprise.
  • d’outil de présentation du contenu d’un catalogue pour les entreprises qui en possèdent. On parle même de “site catalogue”
  • de canal de communication avec des futurs clients : Il permet de poser des questions sur l’activité, les produits et services, l’entreprises et le staff.
  • à démontrer son expertise via un blog par exemple, l’on peut arriver à séduire facilement ces futurs clients. C’est le cas de PDA Store, une boite qui vend des mobiles en Cote d’Ivoire. A travers son blog, PDA Store donne des conseils sur les usages et l’entretient des mobiles. Tout y passe. De l’application smartphone coup-de-coeur à la manière la plus efficace de sécuriser ses comptes sur android.

La cybercriminalité fait fuire tout le monde
La cybercriminalité fait des victimes et tue beaucoup de business dans plusieurs pays d’Afrique. Il empêche par exemple le décollage du E-commerce. Les autorités des pays africains manquent de moyens face à ce fléau. L’africain moyen sait par exemple qu’il est en danger sur internet. Mais, il ne sait pas forcément à qui s’adresser ou comment se protéger. Ce manque d’information conduit à un certain paranoïa. Chez AllDenY par exemple, nous approchons (physiquement) les pme ivoiriennes pour leur proposer nos services de création de site web (+ gestion et autres services). Mais avant même de proposer nos services, nous prenons le soin de demander à l’entrepreneur les raisons pour lesquelles il n’avait jusque là pas fait le pas du “on line”. Sur environ 1500 entreprises interrogées, la première raison évoquée est “la peur de se faire escroquer“.

Les exemples d’excroqueries et autres acte de “e-vandalisme” ne manquent pas. Il ne se passe pas un seul jour sans que un cas soit signalé. J’ai moi même pu faire le constat sur un site web qui reprenait pratiquement le meme nom de domaine qu’une banque ivoirienne. La seule différence était un tirait (banque-xxxxxx.com au lieu de banquexxxxx.com). ce site avait réussi à récupérer les accès de certains utilisateurs qui avaient essayé de se connecter à leur espace client via le site piraté.

Le problème du webmastering et des prestataires de services
Il est bien d’avoir un site web. Mais, s’il n’est pas fréquemment mis à jour, ou fourni en contenu, ils donnera plutot une image négative de l’entreprise. Le metier de webmaster (freelance ou agence) a encore des beaux jours en Afrique. En proposant leurs services de webmaster, ils prennent l’engagement d’intervenir sur les changements du contenu.

Pourtant de nombreuses entreprises se plaignent du manque de réactivités de leur webmasters. Et comme les entrepreneurs communiquent entre eux, cette situation crée une certaine réticence générale. Il y a donc un travail supplémentaire à faire du coté des webmasters. Au delà des impayés et autres soucis que peuvent poser des clients peu scrupuleux, les webmasters gagneraient à se comporter comme de vrais professionnels. Car la quantité des contrats futurs est souvent fonction du taux de satisfactions des précédents clients.

Au vu de toutes ces choses l’entrepreneur se demande souvent si cet outil de communication vaut réellement le “coût”. Ce situation se vérifie plus chez les nouveaux entrepreneurs pour qui la moindre sortie d’argent est calculée. Certains entrepreneurs ne sont pas à l’abris d’une surfacturation car n’ayant pas la mesure de ce que coûte le travail que le développeur ou le webmaster réalise pour eux. La vérité est qu’en Afrique, il est difficile de répondre à la question “combien coute un site web ? institutionnel ?”.

L’opportunité
Certains entrepreneurs vous diront qu’il ne savent pas quoi mettre sur le site que vous souhaitez leur créer. D’autres encore n’ont pas de dépliant ou de prospectus à partir duquel vous pouvez vous inspirer pour rédiger le contenu de leurs sites. Ce problème est finalement une opportunité pour les développeurs et surtout les webmasters qui peuvent aisément fournir une offre triple-play (conception – contenu – maintenance).

C’est aussi une opportunité pour des agences qui pourraient se spécialiser dans l’accompagnement des entrepreneurs pour la rédaction de la documentation sur leurs offres commerciales. Cet accompagnement aura son sens si en plus de la documentation, ces agences proposent des services (soit directement, soit par le biais d’un prestataire partenaire) de création de carte de visite et autres support à travers un package.

Le fait que les entreprises africaines ne soient pas encore en ligne représente une grosse opportunité pour les développeurs (freelance, agence). Il y a tout un continent à mettre en ligne. Et certains l’ont compris. Et parmi ces agences, l’on compte Google. Et oui ! Encore négligé par les autres géants du web, l’Afrique a été pris d’assaut par la firme de Montain View. En plus de sa mission d’accompagnement des développeurs et des producteurs de contenu africains, Google à entrepris d’aller à la rencontre des entrepreneurs à travers le programme “Get Your Business Online“. Déjà déployé en Europe (France, ireland, Grande-Bretagne, ..) en Amérique (USA, Canada, ….) en Asie (Inde, ….), ce programme est désormais à la disposition des entreprises africaines (Kenya, Nigeria, Ghana, …).

Enfin
Je pense vraiment que ce serait dommage pour les développeurs africains de ne pas profiter de cette opportunité. Je n’ai rien contre le fait que Google soit positionner mais c’est une réelle opportunité pour tous ses développeurs qui chaque jour essaient de vivre de l’art qu’ils ont choisit. Ils ont l’avantage d’être proches des entreprises africaines. Ils ont aussi l’avantage de ne pas souffrir de la lourdeur d’une multinationale. Reste à eux de prendre cette grosse part du Gâteaux qui est à leur disposition. Dans quelques années ce sera trop tard. Car en plus de fournir un travail de qualité, Google à le chic de rendre ses services abordable à tous.

J’ai surement omis d’autres raisons qui empêchent les entreprises d’Afrique d’être en ligne. Via un commentaire, vous pouvez partager celle que vous avez identifiées.

KONZA la silicon valley africaine venu du Kenya


Grande fut ma joie lorsque j’ai découvert ce projet kenyan. Avec KONZA Technology City, le gouvernement du Kenya décide de mettre en place une ville de toute pièce dont l’objectif est d’offrir tout le nécessaire pour les entreprises et les entrepreneurs de l’industrie des technologies.

Imaginez une ville dans laquelle vous avez une forte concentration d’ingénieurs, de personnes ingénieuses, de porteurs de projets, d’investisseurs locaux et internationaux, de salles collaboratives avec des accès internet au plus haut débit. Imaginez qu’il suffit que vous ayez une idée géniale pour que des experts de différents domaines vous accompagnent afin que vous la mettez en œuvre. Imaginez que vous puissiez travailler sur votre projet sans vous soucier des finances.

Imaginez que vous êtes à KONZA Technology City en 2018 ! à 60 km de Nairobi.

KONZA veut devenir le meilleur endroit pour faire des affaires en Afrique avec la meilleure infrastructure au niveau des Technologies de l’Information et de la Communication dans un environnement bien pensé. Tout ceci va coûter plusieurs millions de milliards de Shilings. Les financements viennent essentiellement de la International Finance Corporation qui fait partie de la Banque Mondiale. Découvrez KONZA Technology City

Je garde toujours espoir que la Silicon Valley d’Afrique sera un ensemble de technolopôles (donc de villes technologiques) à différents endroits du continent. Je pense au Nigeria, au Ghana, à l’Afrique du Sud, à la Tunisie et pourquoi pas le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Ces deux pays d’Afrique francophones subsaharienne ont entamé des travaux dans ce sens. En espérant de bon résultats dans 3 ans.

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Entrepreneur - blogueur - Architecte logiciel (Java/J2E) - Disponible pour des conférences - Amateur de basket-ball - Engagé pour l'émulation des Technologies de l'Information en Afrique

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