Edith Brou : j’ai crée mon métier, et j’en vis !

Cet article est le N° 4 / 4 de la serie Les Afritechpreneurs à l'oeuvre

Bien souvent dans les technologies, l’on parle de développeur autodidacte, de concepteur autodidacte, aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter Edith Brou, “professionnel du web autodidacte”.

Issue d’une formation en économie, elle a tout sacrifié pour se lancer dans le bloging, et toutes les choses liées au web. Je l’ai rencontré via twitter entre février et Mai 2009. En préparation du barcamp abidjan 2009, je postais assez souvent des tweets du style “y’a-t-il des utilisateurs de twitter à #Abidjan”. C’était une façon pour moi de me faire des contacts vivant à Abidjan. Ou tout simplement des personnes intéressées par les technologies en Cote d’Ivoire. Une fois, elle répondit a l’un de mes tweet en disant : “moi je suis à Abidjan et je suis sur twitter.”

Quelques mois plus tard, elle a gagné le concours Africa Startup Challenge que j’avais organisé avec Joel Nlepe. Malheureusement ce concours ne fut pas un succès car nous avions omis certaines choses par manque d’expérience. A la suite de ce concours, nous avons (et nous continuons) à collaborer via l’association Akendewa que nous avons co-fondé avec 9 autres personnes.

Edith a commencé par son blog pour ensuite avoir de plus en plus d’influence dans la webosphère locale via Facebook, Twitter et lesjpehouman.com : Les afritechpreneurs à l'oeuvre - Edith Brou autres réseaux sociaux. Sur son blog, elle épingle l’actualité locale en mettant l’accent sur les technologies. Elle enchaine les analyses, les interviews, et les présentations. Grace à ses nombreuses interactions avec les internautes ivoiriens elle s’est vu confier des profils professionnels d’entreprises locales sur facebook et twitter. En 2010 elle a accédé à un poste de chef de projet web dans l’une des plus grandes agences web de la Cote d’Ivoire. En très peu de temps elle a fait ses preuves au sein de cette boite. En témoignent les deux flashMob qu’elle a organisé cette année pour des clients grand compte de cette société.

Sans formation académique spécifique aux métiers du web, Edith c’est hissé au sommet de l’animation de communautés virtuelles (Community Management) dans la webosphère ivoirienne. Elle représente un modèle pour toutes les personnes fascinées par ce nouveau métier. D’ailleurs le week-end avant cet articles, elle intervenait à une conférence dont le thème était “Community Manager : un métier d’avenir”.

Une autre qualité d’Edith que l’on trouvera rarement chez les acteurs de cette industrie naissante, c’est son professionnalisme et sa capacité à honorer ses engagements quelques soient les situations. Pendant que j’écrivais ce billet par exemple, elle ressortait de trois jours d’hospitalisation consécutifs à un palu. La particularité de cette phase malheureuse c’est que l’hospitalisation s’est produite quelque minutes après cette fameuse conférence sur le “Community Management” tenu dans l’une des universités privées d’Abidjan. Vous comprendrez donc que malgré des problèmes de santé, elle a réussi à parler et à répondre aux questions des étudiants pendant plus de deux heures. Ces signes ne trompent pas. Ce sont ceux d’un engagement sans faille qui répondent à une volonté d’atteindre des objectifs ambitieux.

En créant le webzine Ayana, en Mai 2011, Edith s’est définitivement propulsée dans le petit cercle des entrepreneurs du web ivoirien. En quelques mois ce site est devenu la référence des magazines féminin en ligne de Cote d’Ivoire. Edith et ses associées, y traitent de tous les sujets (santé, amour, argent, humour, …) en nous servant en interview différentes personnalités locales.

Avec ce parcours, je vois Edith dans quelques années en train de conquérir les autres pays d’Afrique Francophone. Elle représente l’entrepreneuriat au féminin dans une industrie à majorité dominée par des hommes. Son positionnement dans l’industrie du web est surtout la réponse positive au taux de chômage important dans nos pays d’Afrique. Partie d’une passion, elle en a fait un metier. Et il est grand temps que les plus jeunes intègrent cette nouvelle manière de se soustraire du chômage.

Edith Brou sur :

  • son blog personnel : http://godivoire.blogspot.com
  • sur twitter : http://www.twitter.com/edithbrou
  • sur facebook : http://www.facebook.com/edith.brou

 

Israel Yoroba (Yoro) : Le journalisme en ligne a un visage en Côte d’Ivoire

Cet article est le N° 3 / 4 de la serie Les Afritechpreneurs à l'oeuvre

Le moins que l’on puisse dire de Israel, c’est qu’il a su donner un souffle nouveau au journalisme en ligne en Cote d’Ivoire. Révélé en 2009 lors du concours francophone du meilleur blogueur francophone, Israel séduit par sa capacité à traiter l‘actualité locale d’une manière assez simple. Son style d’écriture caractérisé par des phrases courtes et facile à comprendre lui a permis d’etre adopter par les internautes ivoiriens.

Avant 2009, Israel était engagé à traiter l’actualité de la Cote d’Ivoire sur son blog avec une telle simplicité qu’il a tout de suite été remarqué par différents médias. Journaliste de formation, il a pu exercer dans des journaux papiers locaux et internationaux (le monde, TV5, …) avant de se consacrer au web. Lorsqu’il remporte le concours du meilleur blogueur francophone en 2009, il se voit offrir une bourse d’étude de 2 ans à l’école Supérieure de Journalisme de Lille. Une référence en matière de formation de haut niveau pour le journalisme.

jpehouman.com : Africtechpreneurs à l'oeuvre - Israel Yoroba
jpehouman.com : Les afritechpreneurs à l'oeuvre - ISRAEL YOROBA

Mais, avant de commencer cette formation, Israel nous a gratifié du premier site d’information de proximité en Cote d’Ivoire, Avenue225.com. Dans sa vision, il a estimé que ce qui intéresse le plus les lecteurs, c’est ce qui se passe près de chez eux. Ce site fait partie d’un projet plus grand qu’il a initié. Il s’agit de AvenueAfrique.com. Imaginez un instant que chaque quartier, chaque bloc de maison d’afrique puisse avoir son actualité publié sur le web. Nous sommes là en face de l’un des projets de production de contenu des plus utiles qu’est connu l’Afrique Francophone. Dans le projet AvenueAfrique, les rapporteurs d’information/journaliste sont appelés “avenants”. Ils ont en tout et pour tout comme outil de travail, un téléphone portable avec appareil photo intégré. Ils arrivent ainsi à immortaliser des instants précieux avec des photos de basse résolution mais qui illustrent bien leurs écrits.

Vous remarquerez que Avenue225.com porte le code téléphonique international de la Cote d’Ivoire. De la meme manière est née Avenue226.com, Avenue228.com et bien d’autres avenue dans différents pays d’Afrique Francophone. Pour aller encore plus loin dans la proximité, Israel a initié une web-radio au sein meme de chaque avenue. Ainsi, une fois par semaine, il rapporte l’actualité grace à l’audio. C’est un contenu de très haute qualité qu’il met à disposition des internautes quand on sait qu’il couvre les points les plus marquant de l’actualité tout en faisant des interviews et des petits reportages. L’avantage avec les avenues de Israel, est que l’on y trouve aussi des informations que les journalistes classiques ne prennent pas le temps de rapporter.

La qualité du travail de Israel au sein des Avenues lui a permis d’obtenir plusieurs partenariats et accompagnements importants. C’est aussi le lieu de parler de l’engagement qu’il avait avec ses avenants. Parti de rien, et n’ayant pas de quoi rémunérer des journalistes professionnels, il s’est entouré d’étudiants et d’amateur qu’il a lui meme formé pendant plusieurs jours. Il a procédé de la sorte pour chacun des pays possédant une Avenue. Aussi, après plusieurs mois, chaque avenant se voit offrir un ordinateur portable, en plus des indemnités perçu pendant la première année de collaboration. Ce schéma de rémunération est à saluer quand on sait qu’il s’agit d’un projet débuté sans financement.

La dimension sociale de l’aventure entrepreneuriale de Israel est désormais un modèle qui fonctionne et qui gagnerait à etre reproduit avec bien entendu de la valeur ajoutée.

Israel ne s’est pas arrêté sur ses Avenues. Bien au contraire, de retour de la France, et à quelques jours de l’obtention de son diplome Supérieur de Journalisme, il a lancé une agence Web en Cote d’Ivoire. Il s’agit de E-Voir. Cette agence à signé son entrée dans l’environnement technologique ivoirien en organisant la première université d’été du web en Cote d’Ivoire. Cet évènement dénommée “Summer E-School” c’est déroulé du 7 au 10 Septembre 2011 à l’Université de l’Atlantique d’Abidjan. Pendant 4 Jours, une douzaine d’experts et de professionnels du web et des technologies ont transmis leur savoir-faire à quelques 200 participants. Ce fut un évènement mémorable avec un buzz sans précédent. De nombreux participants ont décidé de ce “lancer” dans l’aventure du web et/ou du mobile afin de relever les défis que leurs ont présentés les intervenants. J’y ai moi meme présenté une session dont le but était de permettre aux participants de créer leur première application facebook en moins de 25 minutes.

Nous espérons que l’agence E-Voir. pourra se faire une place dans le paysage des PME ivoirienne et que Yoro poussera le bouchon encore plus loin avec ces équipes d’avenants.

Retrouvez Israel sur :

  • twitter : http://www.twitter.com/yoroba
  • facebook : https://www.facebook.com/israelyoroba
  • son site personnel : http://leblogdeyoro.ivoire-blog.com
  • Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Isra%C3%ABl_Gu%C3%A9bo

Summer e-school : devoir de pédagogie

Summer e-School est la première université d’été de Cote d’Ivoire consacrée au web. Lorsque Israel Yoroba m’en a fait part pour la première fois, je n’ai pu m’empecher de manifester une immense satisfaction. Tant l’initiative va dans le sens de la vision de Akendewa.

Immaginez les enfants d’une nation qui sort de plusieurs années de crise et surtout d’une période post-elctorale digne d’une guerre civile, se mettre tous ensemble au travail. Ils ont tous en tete de relever l’image de leur patrie grace aux technologies. Quand on sait le role qu’ont pu jouer les technologies de l’information pendant cette crise l’on peut comprendre que cet évènement n’est que la continuité de quelque chose qui existait déjà.

Ce qui existait déjà, c’est bien cette grande communauté de passionnés ainsi que cette volonté commune de plusieurs activistes et influenceurs, de tirer les choses vers l’avant. Et ce, sans forcément attendre les autorités.

Ainsi, depuis le 7 Septembre et jusqu’au 10 Septembre 2011, à l’Université de l’Atlantique d’Abidjan, plusieurs internevants annimeront des sessions pratiques sur différents sujets :

  •  “Le web 2.0 au service de la solidarité” par Cyriac Gbogou
  •  “Créer une webradio et/ou webtélé c’est possible !” par Israel Yoroba
  •  “initiation au blog” par Yehni Djidji
  •  “Contribuer sur wikipedia” par Samuel Guébo
  •  « Liberté d’expression en ligne, cas de Critic Afric », par Arsène Dally
  •  «Comprendre l’Open Source», par Frederic Tapé
  •  “Joomla” par Patrice Boni
  •  “WordPress”, Samuel Guébo
  •  “Atelier photographie”, par Paul Sika
  •  « Ecrire pour le Web », par Donatien Kangah
  •  Conférence « L’innovation dans la photo », par Paul Sika
  •  « Les magazines en lignes quelle opportunité cas d’Ayana », par Edith Brou
  •  “Application gratuite Google”, par Wilfried Akakpo
  •  « Créer votre première application Facebook en moins de 2 Heures », par Jean-Patrick Ehouman (moi même)
  •  “Atelier dessins de presse”, par Roland N’Dekploman
  •  « You are entrepreneur » ,par Diaby Mohamed

 

Ce Vendredi 9 Septembre, J’animerai donc une session autour des applications Facebook. Le but étant de lever les barrières dans les esprits des participants. Si vous êtes donc à Abidjan, RDV à 14h à l’Université de l’Atlantique pour 2heures d’interaction sur ces fameuses applications Facebook. C’est pour moi l’occasion de partager du savoir-faire en espérant susciter des vocations.

Le site du Summer e-school : http://school.e-voir.net/

Watsaaaaaaaa : une page et vous savez tout ce qui se passe en Afrique

Il y a quelques temps j’avais lancé un appel pour des journalistes ou autres professionnels de l’information concernant l’afrique. Je cherchais donc des personnes intéressées pour une collaboration dans le cadre d’une plateforme de diffusion de l’information. A ce jour, je n’ai trouvé personne. Surement parce que que je n’ai pas assez cherché. Au vu des différentes crises et aussi de la montée en puissance des différents journaux africains sur la toile, j’ai donc eu l’idée de faire quelque chose qui pourrait donner un tableau global de l’actualité en Afrique sur une seule page web. Je me suis donc inspiré de AllTop et Popurls de Guy Kawazaki (qui fait partie des personnes que je suis de très près sur le web). Je vous présente donc Watsaa (donc seulement deux “a”) qui est la contraction de “What Are They Saying About Africa“. Ce qui donne en Français : (litteralement) “Qu’est ce qu’ils disent sur l’Afrique” ou encore “qu’est ce qui se dit sur l’Afrique”.

Dans le concept je ne me suis pas arrêté aux fonctionnalités de AllTop. J’ai essayé de pousser la chose un peu plus loin. Ainsi Watsaa permet en une seule page de prendre connaissance/visualiser :

  • les titres des principaux journaux africains avec un aperçu
  • les vidéos des différents webTv africaines
  • les photos faites par des personnes qui se chargent d’immortaliser les instants historiques de l’Afrique
  • les publications des personnes les plus influentes (à venir ) en Afrique
  • Les meilleurs articles concernant un sujet précis sur l’Afrique
  • …..

Et bien sûr tout ceci est très bien structuré de sorte à vous facilité la navigation sur le site. Vous trouverez par exemple une rubrique consacrée à la crise en Côte d’Ivoire. Ainsi en une seule page les articles de journaux panafricains très connus tels que Jeune Afrique côtoient ceux des rédactions locales telles que Avenue 225. L’action est donc mis non seulement sur la notoriété des rédactions pour les uns. Mais aussi sur la qualité et le rythme des publications pour les moins connus. Je vous propose d’y faire un tour et de laisser vos suggestions ou commentaire sà travers le formulaire de contact présents sur le site : http://www.watsaa.com