L’art d’initier

Il s’agit de cette chose que pratique les personnes qui comblent les grands vides. Initier une fois et vous initierez toujours. il ne s’agit pas de juste commencer quelque chose. Si vous initiez, il faudrait qu’au moins vous puissiez aller jusqu’à l’accomplissement. Dans le cas contraire, il faudrait qu’une autre personne puisse le faire sans réinventer la roue.

Lorsque vous initierez, vous aurez très peu de supporters car il est difficile pour la plupart des gens de concevoir que l’on puisse partir de presque rien pour réaliser des choses de grande envergure. Vous devriez vous séparer de personnes, d’habitudes et de pensées capables de vous empêcher de commencer.

N’initiez pas n’importe quoi. Initiez les choses qui ont une valeur émotionnelle/sentimentale à vos yeux et vous verrez que vous irez jusqu’au bout. Vous ne pourriez pas vous mentir à vous meme tant que vous commencerez des choses pour lesquelles vous n’attendez pas de récompense.

Faites une liste de ce que vous avez toujours eu envie de faire. Commencez par celle qui vous parait la plus simple. Lancez-vous ! Faites-vous confiance. Et surtout sachez que lorsque vous initiez, vous influencez implicitement.

Les Afritechpreneurs à l’oeuvre : Introduction

Cet article est le N° 1 / 4 de la serie Les Afritechpreneurs à l'oeuvre

Afritechpreneur, n’est pas un terme présent dans les dictionnaires. C’est une contraction de “Entrepreneur des Technologies en Afrique”, que j’ai crée de toute pièce pour désigner une personne qui entreprend en Afrique dans le domaine des technologies.

Pour que naisse un environnement dynamique pour l’industrie des technologies dans un pays, une région, une ville, il faut 4 choses :jpehouman : les afritechpreneurs à l'oeuvre

Si un jour la Cote d’Ivoire souhaite prendre part au concert des nations africaines qui pilotent la machine technologique sur ce continent, elle doit tout mettre en oeuvre pour que ces 4 éléments soient réunis et collaborent.

Des personnes ont commencé des choses et essaient de faire bouger l’industrie des technologies dans ce pays. Il devient donc important de promouvoir leur travail et surtout faire connaitre les méthodes qu’elles ont utilisé pour accomplir leurs oeuvres. C’est surement en présentant ces choses que des vocations pourront naitre assez rapidement.

Je souhaite dans cette serie de billets parler de ceux qui font bouger les choses par leur audace que l’on peut percevoir à travers les risques et les paris qu’ils prennent. C’est aussi le lieu de les confronter à leurs confrères/concurrents qui se trouvent dans d’autres région du monde. Je ne serai surement pas exhaustif, mais je ne manquerai pas de produire une nouvelle version dans quelques mois afin de vous faire découvrir encore plus de personnes aux histoires toutes aussi pleine d’inspiration, de volonté et d’audace. Cette liste m’est intimement liée car elle concerne des personnes avec qui j’ai bcp interagis. C’est aussi la liste des entrepreneurs qui échangent beaucoup avec les internautes sur les réseaux sociaux ou à travers des forums et/blog. C’est pour moi la définition meme de l’afritechpreneur.

Perdre un bras

L’une des différences non apparentes entre les success-stories et les histoires de Mr/Mme tout-le-monde, réside en un énorme sacrifice. On parle aussi de “perdre un bras” pour qualifier ce sacrifice. Il s’agit bien là de quelque chose d’irréversible et dont la douleur au moment de l’exécution est d’une intensité difficile à supporter pour la plupart d’entre nous.

Vous ne trouverez pas une seule personne qui a accompli une oeuvre monumentale sans avoir décider de mettre une croix sur quelque chose de très précieux pour chacun de nous. Bien souvent elles ont décidé de “perdre un bras” pour accomplir leurs reves. Elle ont ainsi accepté une douleur physique ou émotionnelle ( ou encore sentimentale) que la plupart d’entre nous n’aurait accepté. Et elle l’on fait sur plusieurs années.

Lorsqu’un adolescent décide de devenir professionnel du sport ou star de la musique ou du cinema, il prend la décision implicite de “mettre de coté” les choses de l’adolescence pour atteindre son objectif. Vous avez peut etre entendu parler des longues heures d’entrainement de Tiger Wood lorsqu’il était enfant. Bien que poussé par ses parents, il acceptait de s’entrainer le dimanche (le jour de repos de ses concurrents). Et ce, quelque soit le temps qu’il faisait. Certains trouveront étrange et insensé de pratiquer du golf sous la pluie, mais, ce n’est pas le cas de la famille Wood. D’autre diront qu’il ne sert à rien de repeter des textes de rap 15heures/jours sans sortir de chez soit pendant plusieurs semaines. Ce n’était pas l’avis de la star Jay-Z lorsqu’il était encore adolescent. Il est encore moins acceptable pour le commun des mortels d’accepter d’essayer plus d’un millier de fois la meme expériences chimique ou mécanique avec seulement une petite modification du procédé à chaque essais. C’est sans compter sur Thomas Edison qui s’y est adonné à coeur joie et pendant la plus grande partie de sa vie.

L’accomplissement a donc un prix que seuls les personnes s’étant engagés peuvent évaluer, comprendre et accepter. A tout moment d’une vie, une femme peut décider d’accomplir quelque chose de remarquable. Ouvrez le livre des records guiness et vous verrez des choses aussi incroyables que les personnes qui les ont accompli.

Vous seul êtes à mesure de décider de “perdre un bras” pour accomplir un rêve. Que ce soit la notoriété, l’argent, le charisme, vous n’atteindrez jamais le plus haut niveau sans sacrifier quelque de précieux. Un coach, un mentor, un professeur ne pourra pas grand chose pour vous. Sa contribution ne dépassera pas le cadre d’un rappel permanent de votre engagement.

La bonne nouvelle c’est que très peu de personnes sont disposées à mettre de coté ce qu’elles considèrent précieux. Cela vous donne donc la possibilité d’aller plus loin que les autres sans craindre de réelle concurrence. Car à un moment ou un autre, il faudra “perdre un bras” et à ce moment-là presque tout le monde s’arrete. Si vous accepter de continuer, il n’y a aucune raison pour que vous n’atteignez pas les sommets.

Le E-commerce en Cote d’ivoire (acte 1) : Ce qu’il faut savoir

Malgré son presque million d’utilisateurs de l’internet, la Cote d’Ivoire est l’un des grands absents du commerce en ligne de l’Afrique. Après 3 ans d’échanges et d’interactions avec des internautes, des entrepreneurs, des étudiants et des compagnies disant fournir des moyens de paiements, j’ai décidé de partager quelques informations que j’ai pu recueillir ici et là.

Loin du reste du monde

C’est la situation dans laquelle la Cote d’Ivoire se trouve lorsque l’on considère le commerce “internationale” en ligne. Un habitant de la Cote d’Ivoire n’a accès à presqu’aucun moyen de paiement en ligne populaire. Il est ainsi impossible pour un résident de la Cote d’Ivoire de créer un compte Paypal même dans le cadre d’une activité légale. C’est une restriction volontaire de Paypal pour se “prémunir des risques de fraudes” qui sont très élevés en Cote d’Ivoire.

Et lorsque vous n’avez pas accès à Paypal, vous n’avez pas accès à Ebay, Amazon, …. Et si vous n’avez pas accès à ces services, vous n’avez donc pas accès à ce qu’il y a de mieux dans le commerce en ligne.

Si vous ne souhaitez pas utiliser ces grosses plateformes, mais que vous préférez créer la votre, le problème reste inchangé car vous n’aurez pas la possibilité d’avoir un compte marchand chez paypal. La question qui vous vient surement à l’esprit est : “comment puis-je alors vendre en ligne si je n’ai pas la possibilité d’utiliser paypal ?”. Nous aborderons cette question plus bas. Mais avant, place à un non-problème qui pour certains représente un frein.

La logistique et le système d’adressage

C’est bien connu que pour le e-commerce, il faut une adresse de facturation et surtout une autre pour la livraison. Cette dernière est la plus importante lorsqu’il s’agit de produits matériels. Si vous achetez de l’audio (une chanson du groupe Magic Système par exemple) vous n’avez pas besoin que l’on vous le livre à domicile. un simple clique pour le téléchargement vous suffirait. Par contre si vous tombez sur une belle occasion d’appareil électroménager, vous apprécierez qu’il vous soit livré chez vous à la maison. Pour cela il faut que le livreur ait un moyen aisé de trouver votre domicile.

Dans les pays industrialisés, cela ne constitue pas un problème. Mais dans plusieurs pays sous-développés tel que la Cote d’Ivoire, cette situation devient rapidement un problème. Pourquoi ? Parce qu’il n’existe tout simplement pas de système d’adressage efficace. Les rues ne possèdent ni noms, ni numéros. Dans les premières communes d’Abidjan, certaines rues ont eu la chance d’avoir un nom, mais cela reste marginal.

J’ai donc commencé par traiter cette situation de non-problème car force est de constater que d’énormes progrès on été fait. Vous pouvez vérifier de vous meme la cartographie de la Cote d’Ivoire sur le google Map. Des numéros ont été alloués aux rues. Je ne pourrai vous dire si ces derniers sont du fait des autorités ou de l’initiative entrepreneuriale de Google. Parallèlement, des personnes ont déjà prouvé que le système de points relais est efficace et adapté. Il s’agit, par exemple, de livrer les colis concernant une zone ou un quartier à un point très connu de ce quartier. On pense souvent à un super-marché ou à une pharmacie. C’est donc une opportunité pour des entrepreneurs. Il suffit de développer cette idée (qui fonctionne) et d’y rajouter de la valeur pour avoir une solution à ce problème d’adressage qui soit utile et fonctionnelle.

Que peut-on vendre en ligne aux ivoiriens ?

A la question de savoir s’il y a matière à vendre en ligne, je vous réponds en vous indiquant deux groupes facebook qui rien qu’à leur nombre de membres et les interactions de ces derniers, nous donner une réponse affirmative.

Ces groupes facebook sont de véritables Craig-list locaux. Vous y trouverez de tout. Du peigne à cheveux à la dernière Audi. Si vous y faites un tour, il y a de forte chance que vous y passiez du temps, rien qu’en lisant les conversations (sous forme de commentaires) des membres lorsqu’ils font des négociations. Il y règne même un langage bien originale. Vous diriez par exemple “ordinateur portable nouveau dans carton” pour dire “ordinateur portable neuf dans son emballage”. Vous avez  une variante commerciale du Nouchi (l’argot ivoirien) qui est utilisée par les habitués. Mais attention là aussi, vous trouverez des spéculateurs.

Grace à ces deux groupes facebook susmentionnés, il est évident qu’il y a matière à vendre. Mieux, suite à une conversation que j’ai eu l’an dernier avec des contacts sur facebook, nous avons pu établir que l’on peut tout vendre mais à condition que les tarifs en ligne soient beaucoup plus bas que ceux que l’on trouve en boutique. Car ce qu’il faut savoir c’est que, aller jusqu’à la boutique est un plaisir pour l’ivoirien moyen. Surtout s’il s’agit d’une grande surface, c’est pour lui l’occasion de se faire “voir/remarquer”.

L’on peut aussi vendre de l’immatériel aux ivoiriens. imaginez que vous fournissez du contenu à forte valeur ajoutée. Vous pourriez éventuellement trouver un modèle assez simple pour monétiser ce contenu. De la même manière , certaines expertises pourraient être vendu aux internautes ivoiriens.

Certaines choses restent tout de même difficile à vendre en ligne en Côte D’Ivoire. Il s’agit par exemple des voitures ; à l’opposé des pays occidentaux qui possèdent quelques règles sur les ventes de véhicules. Ici, lorsque vous acheter une voiture chez un particulier, c’est un peu à vos risques et périls. Il devient donc assez risqué pour l’internaute ivoirien de se lancer à la recherche d’une voiture via le web.

Quels sites/plateformes utiliser ?

Dès lors que l’on sait que l’on peut vendre un peut de tout, il devient trivial d’avoir un site, ou une plateforme pour exposer ses produits. Les deux exemples précédents montre que facebook représente une belle opportunité pour ceux qui souhaitent vendre en ligne.

Je ne pourrai en dire autant pour twitter et les autres réseaux sociaux car les ivoiriens ne les utilisent pas encore pour la promotion de leurs activités, encore moins pour vendre. Pourtant, twitter a fait ses preuves en terme de vente et de promotion hyper-localisées. Il faudra surement encore patienter le temps que les utilisateurs prennent  la pleine mesure de cet outil.

Qu’en est-il des sites e-commerce eux même ? il y a ici et là quelques initiatives. c’est le cas du site Shopping du portail abidjan.net (http://shopping.abidjan.net/). Pour ce dernier, lorsque vous regardez de près, vous vous apercevez qu’il est nécessaire d’être en possession d’une certaine unité (monnaie interne) pour y faire vos achats. Ces unités sont à acheter au préalable. On voit donc déjà que cela peut créer un blocage au niveau de l’utilisateur. Si Paypal était, par exemple, disponible dans ce pays, ce système d’unité n’aurait pas sa raison d’être. Mais à défaut, c’est un moyen ingénieux qui a été trouvé pour que les choses se fassent.

Nous avons donc, en fasse de nous un problème très important pour lequel la solution actuelle reste presque inadaptée , si l’on pense à l’implémenter à grande échelle. Le problème du moyen de paiement est finalement le dernier obstacle au commerce en ligne en Cote d’Ivoire, du moins de mon point de vue. Nous avons montrez plus haut que la livraison ne posait plus de problème. Aussi, avons-nous illustré le fait qu’il y a de la matière. Les sites/plateformes sont finalement des choses à la portée de certains développeurs locaux. A défaut, il y a toujours la possibilité d’utiliser des sms dédiés au commerce en ligne. Mais une fois que tout ceci est réuni, comment l’utilisateur pourrait payer et comment le marchand pourrait encaisser ?

Paypal est-il le seul moyen de paiement ?

La réponse est “non” ! Paypal n’est pas le seul moyen de paiement, mais c’est le moyen le plus abouti. Et c’est celui qui s’interface avec le plus de cartes bancaires. C’est aussi celui qui est le plus sécurisé. Depuis quelques années, de nombreuses alternatives à Paypal ont émergées. Ainsi, dans certains pays du tiers-mondes, ces solutions ont été adoptées et fonctionnent très bien. Pourquoi pas en Cote d’Ivoire ?

Bien souvent une volonté politique a favorisée l’adoption de ces moyens. Mais nous devons tout de même, reconnaitre que ces moyens sont aboutis. C’est le cas de M-Pesa au Kenya.

Un moyen de paiement électronique abouti dans le cadre du commerce en ligne, implique que son intégration sur les différentes plateforme soit aisée. Cette facilité d’intégration sur les plateformes est garantie par ce que l’on appelle une API.

Qu’est ce qu’une API et pourquoi en avons nous besoin ?

Une API par définition est une Interface fournie par un programme informatique. C’est donc quelque chose qui permet d’interagir avec un programme/système informatique. Elle donne la possibilité à celui qui veut l’utiliser d’écrire des programmes (éventuellement) selon une structure prédéfinie afin que ces derniers puisse échanger/consulter les informations du système qui l’expose. Ainsi donc, c’est parce que Paypal expose une API qu’il est très aisé de l’intégré sur les sites web ou sur d’autres systèmes informatiques. Il faut savoir aussi que le principe d’API implique une prise en charge de la sécurité (éviter les accès avec de mauvaises intentions). En général vous ne pourrez accéder qu’à un certain type d’informations bien identifiées.

Vous comprenez donc, que pour tout concurrent ou alternative à paypal, il est primordial de posséder une API pour facilité sa vulgarisation au sein de la communauté des webmasters. De plus, le webmaster n’est pas sensé s’y connaitre en technique. C’est pour cela qu’il doit exister un système de code à placer dans un formulaire prédéfini de sorte que le site utilise l’API en toute transparence pour le webmaster. Dès lors, le webmaster n’aura que 5 minutes de travail à faire pour utiliser une plateforme de paiement. Juste le temps de rajouter les codes qui l’identifient dans tous les systèmes de paiement. Il pourra alors rajouter autant de systèmes de paiement possibles, pour couvrir le maximum d’utilisateurs. Et tout ceci sans avoir à connaitre le moindre programme informatique.

Quels moyens de paiement électronique pour le webmaster ivoirien ?

S’il existe des alternatives à Paypal, sont-elles à la portée du webmaster ivoirien ? non. Laissez-moi vous présenter ce que nous avons et je pense que vous conviendrez avec moi que ces moyens ne sont pas à la portée des webmasters ivoiriens.

  • MTN Mobile Money : Lorsque vous vous rendez sur le site de l’opérateur mobile jaune, vous pouvez lire “Mobile Money est le nouveau service de MTN qui vous permet de recevoir et d’envoyer de l’argent à moindre coût partout en Cote d’Ivoire …”. Si ce service s’appelait “MTN Money Transfert”, je pense qu’il ne porterait pas à confusion. Nous sommes donc plus en face d’un moyen de transfert d’argent que d’un moyen de paiement électronique, qui pourrait servir au commerce en ligne. Mais attention, ce service qui n’est pas venu avec la prétention d’être “un moyen de paiement électronique”, permet tout de même d’effectuer des achats chez des marchands (physique). Tout se passe donc comme, si l’acheteur effectuait un transfert d’argent de l’acheteur vers le marchand. Les transactions étant plafonnées à 300 000 Fcfa pour des frais maximum de 4000 Fcfa. Et ça marche dans le monde physique ! Qu’en est-il de la vie en ligne ? Et bien, les choses ne fonctionnent pas “comme elle devraient”. L’on ne peut intégrer ce fonctionnement à un site web. Le principe du transfert d’argent de l’acheteur vers le marchand ne peut donc être utilisé “aisément” par le webmaster lambda. Si vous avez bien suivi le chapitre sur les API, on est en face de quelque chose qui ne possède finalement pas d’API. J’ai eu a échanger avec des responsables de MTN Money, qui ont essayé de me faire croire qu’une API existait, qu’il traitaient les sites marchands au cas par cas. Je vous laisse faire votre propre jugement, lorsque vous savez que le principe même de API implique que l’on ne se souci pas de l’entité qui l’utilisera. Normal, vu que tout est balisé et la sécurité est prise en charge au moment de la mise à disposition de l’API.
  • Inconvénients pour le e-commerce : restreint aux utilisateurs de mtn, indisponibilité d’une API
  • Orange Money : nous sommes dans le même schéma que le celui de MTN. Ces deux solutions s’appuient sur des banques identifiées à cet effet par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest( BCEAO).
  • Inconvénients pour le e-commerce : restreint aux utilisateurs de orange, indisponibilité d’une API
  • Celpaid : Lorsque j’ai découvert Celpaid pour la première fois, je me suis dis : “ça y est, nous avons notre moyen de paiement”. Mais en poussant un peu mes investigations, je me suis rendu compte que j’étais en face de quelque chose qui à mon avis aura du mal à séduire les webmasters. Je comprendrai donc que cette solution ne vise pas ces webmasters. Qu’est ce que c’est que Celpaid ? c’est un moyen de paiement électronique, un vrai, qui utilise une technologie mobile basée sur le son. ça se complique ! En effet, lorsque l’acheteur désire payer, il sort son téléphone mobile, que lque soit son réseau téléphonique, rentre son code, puis envoie une requête de paiement. Il doit alors attendre de recevoir un appel automatique. C’est à ce moment-là qu’il doit rapprocher son mobile du terminal de paiement du marchand. Une communication s’établie entre le terminal de paiement et le mobile. Et la transaction est par la suite validée ou annulée. Et c’est la même chose avec l’ordinateur. Il faut que l’acheteur rapproche son téléphone des enceintes de l’ordinateur. Imaginez que votre ordinateur ne possède pas d’enceinte ni de casque ou même de carte son, vous ne pourrez pas utiliser Celpaid.
  • Inconvénients pour le e-commerce : usage du son – process trop compliqué.
  • E-Tranzact : reste la solution qui aurait pu challenger efficacement Paypal. Il s’agit d’une solution technologique (dans le style de visa et mastercard) qui s’appuie sur des banques pour leur fournir des cartes bancaires prépayées. Lorsqu’un webmaster souhaite l’intégrer, il est dans l’obligation de contacter l’équipe technique de e-tranzact qui doit lui fournir des fichiers à installer sur le serveur du site. En gros un travail énorme pour un webmaster censé ne pas s’y connaitre en technique. Aussi , pour que l’utilisateur puisse payer sur le site du webmaster, il doit être en possession d’une carte bancaire e-tranzact. Une solution mobile avait été envisagée avec l’un des opérateurs de téléphonie de la place (ce n’est ni Orange, ni MTN) afin que les utilisateurs puissent effectuer des opérations avec leurs mobiles.
  • Inconvénients pour le e-commerce : intégration lourde pour le webmaster – nécessitée de posséder une carte e-tranzact pour l’acheteur.
  • Les cartes prépayées de Visa : Même si vous avez une carte visa, vous êtes dans l’impossibilité d’utiliser Paypal.

 

Pour finir

A travers ces lignes, j’ai souhaité attirer votre attention sur le fait que nous avons un dernier réel problème qui empêche la vulgarisation du commerce électronique en Cote d’Ivoire : les moyens de paiements. Tant que nous n’en aurons pas un digne de ce nom, le e-commerce aura du mal à décoller. En attendant, si chacun des acteurs cités ici prenait la peine de fournir une API correcte pour facilité l’intégration, ce serait déjà un premier pas.

Une autre solution serait que tous ce mettent d’accord pour utiliser une solution telle que E-tranzact. Les banques devraient ainsi accepter de distribuer des cartes à leurs clients. On se retrouverait ainsi a avoir un commerce électronique interne dynamique qui obligeraient les partenaires externes à s’aligner. La encore il faudrait que la société e-tranzact fournisse une API solide pour permettre aux développeurs de créer des solutions mobiles. Car je ne crois pas en la carte bancaire pour l’africain. Du moins pas avant de très longues années. Mais, qui dit solution mobile dit Compagnies de téléphonies mobiles. A l’analyse de tout ce qui se passe, elles n’ont visiblement aucune intention d’autoriser des développeurs à produire des applications ou solutions innovantes capables de fonctionner dans leurs réseaux. Voyez-vous même à quoi sommes-nous  réduits ?

La solution ultime serait que l’autorité oblige les opérateurs de téléphonie a permettre aux applications des développeurs tiers de fonctionner dans leurs réseaux. Ce qui impliquerait une mise à disposition d’une API (y compris celle pour les paiements mobiles) solide. La vie serait alors plus facile. Mais il faut être en Afrique pour réaliser que les choses les plus simples sont souvent complexifiées par un groupe de personnes. On peut même se demander les objectifs de ces personnes.

En attendant, la Cote d’Ivoire passe à coté d’une opportunité jamais égalée. C’est une opportunité du fait que le commerce en ligne pourrait générer de nouveaux entrepreneurs donc de nouveaux emplois. Un autre avantage du e-commerce est la réduction du nombre de déplacements des potentiels clients.

Une journée productive

A quoi peut-on mesurer la productivité d’une personne au sein d’un groupe, d’un système, d’une entreprise ? La première réponse qui vient à l’esprit est sans douteJPEHOUMAN.COM : Une journée productive liée à la quantité de travail que cet individu produit pour contribuer au fonctionnement dudit système. Mais c’est avant tout sa capacité à réalisé ce qui est prévu avec une qualité qui tend vers l’irréprochable.

Une vie productive résulte de plusieurs années de productivité qui elles même dépendent de millier de journées productives. Une journée productive est la première étape et l’on devrait passer du temps à ce demander comment y arriver. Comment faire en sorte d’avoir une journée productive ?

Et bien, une journée productive est sûrement une journée qui commence avant 8h (7h59 est un bon début pour les minimalistes). C’est aussi une journée dont la première activité consistera à prendre 10 à 20 minutes pour écrire (à chacun son outil) ce que l’on fera pendant les prochaines 12 heures. C’est probablement une journée pendant laquelle l’on accédera à ses emails seulement toutes les deux heures (ou toutes les heures pour ceux qui traitent des centaines de message par jour). Une journée ne pourrait être productive si l’on y passe plus d’une heure sur les réseaux sociaux (exception faite pour les professionnels qui les utilisent comme outil de travail).

La qualité étant le point le plus négligé lorsque l’on parle de productivité, vous ne pourrez atteindre cet état de productivité si vous n’accordez pas un grand soin à chacune des tâches que vous réalisez. Ainsi, vous êtes encore plus productif si vous réalisez entre 65% et 85% de ce que vous avez prévu avec un niveau de détail et de soin très élevez. Sans le savoir, vous préparez ainsi le terrain pour des journées encore plus productives.

Finalement une journée productive est consécutive à une bonne nuit (à chacun sa méthode). Une nuit qui engendre un réveil sans fatigue pour le corps et l’esprit.